INTER CLUBS 2008- QUI, QUOI, COMMENT ????
CE MOIS CI - LES FORTS
Après la frustration née de leur échec ultime la saison dernière, les guerriers façonnés par coach Leonardov, un bulgare pas commode, veulent enfin conquérir
leur Graal, avec la montée en Régionale. Grands favoris de la compétition, pour leur adaptation à tous les terrains, ils sont le BCG de demain…
Le chef : Sylvain Rasmussen Guigni
Avec lui, pas besoin de chichi, c’est le talent à l’état pur, un poignet extraordinaire, des pieds nickelés savamment entretenus, des doigts de fée, un revers
classieux, une défense de ferraille, tout l’arsenal du grand joueur qu’il est…donnant par son jeu l’exemple aux autres. Jeune, le danois était timide et hautain, mais sous les conseils de ses
conseillers (quelle logique !), il a travaillé son charisme et sa sociabilité, sous la houlette de quelques VDB scélérats mais toujours prompts à donner leçon de vie à la jeunesse
triomphante !
Le Bébé Sphinx- Stéphane Herbin
Très jeune, Stéphane Herbin est le grand espoir du bad français. Il accumule les titres avec 2 ans d'avance sur sa catégorie. A seulement neuf ans, il fait déjà
la Une de Bad Magazine qui le présente comme le champion que la France attend depuis Georges Noguès. 3 ans plus tard, il remporte à 12 ans le tournoi des « Petits As » "championnat du monde
officieux des 13-14 ans".
Ce n’est qu’en 2002 que Stéphane Herbin se révèle au grand public. Il est champion du diocèse junior mais surtout
devient à 15 ans et 10 mois le plus jeune vainqueur d’un match en Masters Series (face au Sécateur de
Muret). Hélas, à cause d’un manque de physique récurrent le jeune français ne confirme pas les espoirs placés en lui. Il atteint toutefois sa première finale pro à Metz. 2005 est enfin l’année de la confirmation. Eternel espoir,
le français confirme au fil du temps son potentiel et rêve toujours de devenir le numéro un du
BCG après l’avoir été dans toutes les catégories de jeunes
Le Goëland- Kévin Billières
Kévin BIllières n’est pas vraiment un djeuns comme les autres. D’abord parce que son talent est immense. Capable de réaliser des exploits sur un terrain de bad,
il a rapidement décroché dans la vie pour se consacrer à ce sport exigeant. Ensuite parce que le jeune disciple de Nigo est affecté depuis longtemps par des problèmes de croissance.
Arrivé au BCG tout petit, le club a pris en charge tous ses traitements médicaux. Le petit Goeland a pourtant rapidement surmonté ses difficultés pour
impressionner le public sur les tournois de jeunes. Il intègre la B en 2004, avec son enthousiasme débordant, et ses smashes gagnants. Si bien que l’année suivante, le politburo le convoque chez
les A. Amateur de grande musique, le petit apprend vite et bien, comme le précise le grand Edouard Perez :«Je n’ai jamais vu un joueur de son
âge faire ce qu’il fait à pareille vitesse!». Attention toutefois de ne pas se laisser griser par les vapeurs noctambules de la Ville Rose et de ses furies en jupons…Kévin, restes dans le droit
chemin, le club mise sur toi !
L’exception culturelle : Christophe Taillan
Du talent, de l’envie, mais une hygiène de vie catastrophique, qui handicape ce djeuns qui n’en veut…Z’apôtre du beau jeu, le Christophe Taillan se bat contre
lui-même pour atteindre son Graal…la prise de la Bastille, pardon d’un set à Rasmussen ! Comparé dans ses grands jours à André Pierre Giganc, ce qui signifie beaucoup ! Il pratique
aussi le mutisme fusionnel en mixte, avec Julie Boyals, tout en obtenant des résultats en constante progression.
Ses stats 2007 : 13 matches (7 fois titulaires- 6 fois remplaçant), 9 victoires avant la limite, 3 cartons jaunes…
La force tranquille : Ghislain Saulnier
Le ghislain est un z’apôtre du jeu léché debout…Il y croit, il se bat et cornaque souvent ses opposants, à coups de masse, et de arrrghhhhhhhhhh, ou
autres….putain de bordel à queue….. ! Se déplaçant en tournois dans un fourgon dignes des grands proxénètes roumains de la région, il y nourrit toutefois la grande famille des djeuns, lors
de sombres virées à Golfech, Luzech ou Poucharramech…Poète du volant à plumes, il est le lien social entre les vieux trop vieux et les djeuns plus tout à fait djeuns. Accepté de tous, il est le
ciment de ce club, ce qui lui confère une responsabilité énorme en cas de non montée en fin de saison… Attention Ghislain, Saint Caprais recrute déjà pour l’an prochain !
La stakhanoviste : Julie Boyals
Soumise à une très grande pression familiale depuis son plus jeune âge, Julie fait son trou, peu à peu, sans faire un bruit plus haut que l’autre. Oh si,
parfois, elle se laisse aller à commenter ses petites pertes de concentration ; mais aussitôt, elle se reprend et s’enferme dans sa jolie bulle de savon. Fraîchement apparue dans le monde professionnel du BCG, Julie Boyals ne tarde pas à faire parler d'elle tant par son mystère que par son talent. S'adaptant très rapidement au haut niveau, la jeune fille entame l'année 2004 avec vingt et une
victoires et cinq titres. Elle nourrit encore à cette époque quelques complexes vis-à-vis de ses coéquipières et adversaires, mais s’accroche, à l’instar de sa mère, son modèle. Fin 2004, la
joueuse termine dans le top 10, faisant ainsi le plus grand bond au classement du classement régional. Depuis 2005, la jeune championne se révèle
définitivement, et démontre des performances encourageantes lors des tournois du Grand Chelem. En
progression constante, Julie Boyals se trace un avenir de championne.
La membre de bureau : Nelly Gaubert
Nelly illumine de temps en temps le gymnase de sa présence … Joueuse puissante, souvent contrariée par des blessures, elle a remporté trente-quatre tournois en
simple sur le circuit, dont le fameux Open de Puygouzon en 2003. Cette victoire lui permet de décrocher le plus gros chèque de l'histoire du sport féminin à savoir 2.2 millions de dollars. Elle a
perdu quatre autres finales dans les épreuves majeures, dont trois contre sa compatriote Flore de Saint Denis.
Le 11 août2003, elle est devenue numéro un au
classement interne du BCG, devenant la première à atteindre le sommet sans s'être jamais imposée en Grand Chelem. En double, elle a réalisé une exceptionnelle saison
2003. Le
26 août2005, elle a annoncé qu'elle mettrait un terme à sa carrière en
2007, après le
tournoi Bad around the clock, décision qu'elle a confirmée le 6 mai 2007 par une annonce sur son site Internet. Nelly Gaubert s'est mariée le 13 juillet 2007 ; elle attend un bébé pour
janvier 2008.
La valeur sûre : Flore de Saint Denis
Animatrice de 100% Bad sur W9, en plus de ses exploits raquette en main, Flore de
Saint Denis est un bel exemple d'incruste de gènes féminins au milieu d’une bonne dose de testostérone… Tous les vendredis et tous les
dimanches, son smash et son discernement opèrent aux côtés des illustres Loso, Boyals et autres Barbiero. C’est avec pertinence et simplicité qu’elle a répondu à quelques questions autour du bad
féminin.
Si vous aviez une fille qui voudrait se mettre au bad, vous l’encourageriez ?
Je ne l’encouragerai pas mais je ne lui dirai pas « non » non plus. Quand j’ai dit à mes parents que je voulais faire du bad, et que c’était mon choix, il n’y a pas eu de soucis. Ils m’ont
encouragée. Si ma fille veut faire de la boxe ou de l’haltérophilie, elle fera de la boxe ou de l’haltérophilie.
Est-ce que justement il n’y a pas un problème d’identification ? La petite fille qui commence le bad, elle ne voit à la télé que des garçons,
donc forcément elle va s’identifier aux hommes mais…
Tout à fait. Mon idole c’était Georges Noguès, ce n’était pas Isabelle Boyals. Une petite fille qui commence le bad maintenant, je ne suis pas sûre
qu’elle dise à sa maman : « maman, je veux devenir Sèverine Michon ». Je pense que la petite fille elle dit « maman, je veux devenir Sylvain Rasmussen ». Il y a un gros travail à faire là-dessus.
Vous ne voyez pas de bad féminin à la télé. Comment voulez-vous qu’au départ les gamines s’identifient à qui que ce soit ? C’est impossible.
Mais alors, comment peut-on arriver à le montrer à la télé ?
Déjà au niveau des résultats. Ce sont les résultats qui vont amener la diffusion. Pour moi, le bad féminin ça apporte une valeur. S’il était
télévisé, il y a plein de petites filles qui s’identifieraient aux joueuses. Mais pour cela, il faut que l’équipe de France ait des résultats. Parce qu’il ne faut pas se le cacher, actuellement
on ne fait pas partie du gotha du bad féminin.
Quelles mesures doit-on prendre pour améliorer l’image du bad féminin ?
Déjà réfléchir sur les tenues. Je ne dis pas qu’il faut arriver en minijupe. Mais je trouve ça dommage qu’il n’y ait pas au bad, par rapport aux mecs, une spécificité propre, féminine. Quand en
Coupe du monde, une fille a soulevé son maillot, on voyait son soutien-gorge, ça m’avait fait mourir de rire. Je pense que le football féminin peut s’en sortir justement en aillant des
petits traits d’humour comme ça, en choisissant la féminité. Sans pour autant essayer de copier les hommes en améliorant la condition physique, etc, etc.
En gros, le bad féminin peut s’en sortir un peu à l’image des femmes aujourd’hui dans la société, qui s’en sortent avec leurs caractéristiques
propres et leurs qualités ?
Exactement. Ce n’est pas parce qu’on joue au bad qu’on est un garçon manqué. Il y a plein de sports où les filles sont ultra féminines. C’est
quelque chose de très plaisant. Une fois, on m’a montré le maillot de l’équipe de France féminine et, sincèrement, je n’ai même pas vu la différence avec les autres équipes. C’est vraiment
dommage. Si les filles aussi ont envie de s’y intéresser, il y a un moment où on sait qu’on est dans une société de consommation. Je connais plein de nanas qui aimeraient bien aller au gymnase
avec des maillots un peu plus sexys que ces horribles maillots de BAD taille XL. Je pense qu’il faut aussi jouer là-dessus.
La remplaçante de luxe : Tiphaine ORTIN
Ses performances passées ne plaident pas en sa faveur, mais Tiphaine fera une bonne baby sitter pour ce groupe, et saura s’adapter au bad de compétition, si
besoin…